Le Trouble Développemental de la Coordination (TDC) — ou Dyspraxie

Le TDC, aussi appelé dyspraxie, se manifeste par des difficultés à organiser, planifier et réaliser des gestes de manière fluide et précise.
L’enfant n’a pourtant aucun trouble sensoriel, cognitif ou neurologique : son intelligence est intacte, mais son cerveau a plus de mal à automatiser les gestes du quotidien.
Ces difficultés peuvent apparaître dans de nombreuses activités : s’habiller, écrire, découper, faire ses lacets, ou encore pratiquer un sport.
L’enfant peut alors sembler maladroit, lent ou vite fatigué, non pas parce qu’il “ne fait pas d’effort”, mais parce que chaque geste lui demande une concentration et une énergie importantes.
Le TDC concerne environ 5 à 8 % des enfants d’âge scolaire et peut se prolonger à l’âge adulte.
Il existe différentes formes de dyspraxie — comme la dyspraxie visuo-spatiale ou la dyspraxie développementale — selon les zones du cerveau impliquées et les types de gestes touchés.
Le suivi en psychomotricité aide l’enfant à mieux comprendre son corps, à améliorer ses coordinations et à trouver des stratégies adaptées pour gagner en autonomie.
À travers des jeux, des parcours moteurs et des activités manuelles, le psychomotricien accompagne l’enfant dans la découverte du plaisir de bouger et de réussir, tout en renforçant sa confiance en ses capacités.
Le Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H)

Le TDA/H est un trouble du développement qui touche la gestion de l’attention, du comportement et parfois de la motricité.
Les enfants concernés peuvent présenter des difficultés de concentration, une impulsivité marquée, ou encore une grande agitation.
Ces comportements ne traduisent pas un manque de volonté ou de discipline : ils résultent d’un fonctionnement particulier du cerveau. Le diagnostic est posé par un médecin spécialiste (pédopsychiatre ou neuropédiatre) lorsque ces signes sont durables et impactent la vie quotidienne — à l’école, à la maison ou dans les relations sociales.
Il existe plusieurs profils de TDA/H :
- L’enfant très actif et agité, souvent en mouvement et curieux de tout.
- L’enfant plus discret et rêveur, qui semble “dans la lune” et peine à rester concentré.
Selon la Haute Autorité de Santé, environ 5 % des enfants seraient concernés en France.
En psychomotricité, l’accompagnement vise à mieux canaliser l’énergie, renforcer la concentration, et favoriser la confiance en soi.
À travers des jeux, des activités motrices et des exercices de relaxation, l’enfant apprend à mieux gérer son attention, à coordonner ses gestes, et à réguler ses émotions.
L’objectif est de l’aider à se sentir plus à l’aise dans son corps et dans ses apprentissages, tout en soutenant son développement global.
Les troubles de l’écriture (Dysgraphie)

La dysgraphie se manifeste par une écriture plus lente, moins lisible ou moins fluide que celle attendue pour l’âge et le niveau scolaire de l’enfant, alors même qu’il a reçu un enseignement adapté et qu’il ne présente pas de difficulté intellectuelle particulière.
Ce trouble touche environ 10 % des enfants et peut rendre les tâches écrites fatigantes et sources de découragement au quotidien.
L’écriture est un acte complexe qui fait intervenir de nombreuses compétences : la posture du corps, la motricité fine des doigts, la coordination visuo-spatiale, la concentration et même la motivation.
C’est pourquoi un bilan psychomoteur est souvent nécessaire pour identifier précisément les difficultés sous-jacentes et définir un accompagnement personnalisé, afin d’aider l’enfant à retrouver aisance et plaisir à écrire.
Le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA)

L’autisme est une différence de développement du cerveau (on parle de trouble neurodéveloppemental) qui se manifeste dès l’enfance.
Il influence principalement trois domaines, à des degrés très variables d’une personne à l’autre :
- La communication et les interactions sociales : que ce soit avec les mots ou sans les mots (gestes, regards, expressions du visage).
- Les comportements et les centres d’intérêt : qui peuvent être répétitifs (comme le balancement) ou très focalisés sur certains sujets.
D’autres particularités peuvent aussi être présentes, par exemple dans la façon de penser, de bouger (motricité), de traiter les informations sensorielles (le bruit, la lumière, le toucher) ou de s’adapter aux situations du quotidien.
Pour bien comprendre le fonctionnement de votre enfant, le bilan psychomoteur est complètement adapté à sa situation. De plus, si nous remarquons que votre enfant est peut-être particulièrement sensible aux bruits, aux textures, aux lumières, ou au contraire qu’il en recherche beaucoup, nous proposons souvent de réaliser un « Profil Sensoriel ». Ce bilan complémentaire nous aide à mieux cerner ses spécificités sensorielles pour vous proposer des conseils adaptés.
Quelques repères :
- L’autisme, avec toute la diversité de ses manifestations (ce qu’on appelle le « spectre »), concerne environ 1 enfant sur 100.
- On le diagnostique plus souvent chez les garçons que chez les filles, avec une proportion d’environ 3 à 4 garçons pour 1 fille.
