Les Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO)

Les Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO) sont des dispositifs mis en place pour faciliter l’accès rapide à un parcours de soins adapté pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement (TND), tels que les troubles du langage, de la motricité, de l’attention ou du spectre de l’autisme. Leur rôle est d’accompagner les familles dès les premiers signes d’alerte, sans attendre un diagnostic formel, en les orientant vers les professionnels compétents — orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues, etc. Les PCO assurent également la coordination entre ces intervenants, les médecins et les établissements scolaires, afin de garantir un accompagnement cohérent, précoce et personnalisé pour chaque enfant.
Les PCO facilitent l’accès à des bilans et soins paramédicaux (dont la psychomotricité). Lorsqu’un médecin (généraliste, pédiatre ou spécialiste) suspecte un TND, il peut orienter l’enfant vers la PCO de votre territoire. Après validation du dossier, la PCO prend en charge financièrement et directement un certain nombre de séances réalisées par des professionnel.les partenaires, sans avance de frais pour les familles.
Cette aide est temporaire, généralement limitée à une période de 12 mois renouvelable, le temps de préciser le diagnostic et de mettre en place un accompagnement adapté.
Pour en bénéficier, il suffit d’en parler à votre médecin référent, qui se chargera de remplir la demande d’orientation vers la PCO. Vous serez ensuite contacté.e par la plateforme de votre région pour définir un parcours de soins coordonné et si besoin de programmer des séances de psychomotricité financées.
En fonction de la région de votre lieu d’habitation, vous pouvez bénéficier de la PCO-TND 51, la PCO-TND 52 ou bien de la PCO-TND 55 avec lesquelles je suis conventionnée.
La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est un organisme public présent dans chaque département, chargé d’accueillir, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap et leurs familles. Elle évalue les besoins spécifiques de chaque personne, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte, afin de proposer des aides adaptées : allocations, accompagnement scolaire, matériel spécialisé, orientation vers des structures adaptées, ou encore financement de séances de rééducation (comme la psychomotricité). La MDPH joue ainsi un rôle essentiel dans la reconnaissance du handicap et dans la mise en place d’un parcours de soins et de vie personnalisé, favorisant l’autonomie et l’inclusion au quotidien.
Le dossier MDPH ne s’adresse pas qu’aux personnes ayant un handicap sévère. Bien que la constitution du dossier puisse paraître complexe, elle ouvre droit à une aide financière partielle ou totale pour les soins lorsque le handicap est reconnu et diagnostiqué par un médecin spécialisé (pédopsychiatre, neuropédiatre, etc.), notamment dans les cas d’autisme, de dyspraxie ou de trouble déficitaire de l’attention.
La MDPH évalue la perte d’autonomie et l’impact des troubles sur la vie quotidienne, plus que le diagnostic lui-même. C’est donc la sévérité et les conséquences fonctionnelles du ou des troubles qui déterminent la reconnaissance d’un handicap.
L’aide principale destinée aux enfants est l’AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé), dont le montant de base est fixé à 130,51 € par mois. Ce montant peut être complété selon six catégories, en fonction du taux d’incapacité et des besoins spécifiques de l’enfant (rééducations régulières, aménagement du temps de travail d’un parent, etc.). Des majorations existent également pour les parents isolés.
Pour les adultes, la demande concerne la PCH (Prestation de Compensation du Handicap).
En pratique, les séances de psychomotricité restent à votre charge, mais le versement mensuel de l’AEEH permet de compenser ces frais.
Comment obtenir un dossier MDPH ?
Le formulaire peut être retiré directement auprès de la MDPH de votre département (ex. : Nanterre pour le 92) ou téléchargé en ligne via https://mdphenligne.cnsa.fr.
Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de votre commune peut également vous accompagner dans la constitution et le remplissage du dossier.
Les mutuelles santé

Les séances de psychomotricité en libéral ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale, sauf exception dans le cadre d’un établissement conventionné ou d’un dispositif spécifique (comme une PCO). En revanche, de nombreuses mutuelles santé proposent aujourd’hui un remboursement partiel ou total des séances, sous forme de forfait annuel ou de prise en charge par séance.
Pour en bénéficier, il suffit de fournir une facture au nom de l’enfant ou de l’adulte concerné, précisant la nature des soins et le numéro ADELI du psychomotricien. Cette facture vous sera remise à la fin de chaque séance ou en fin de mois, selon les modalités choisies.
Chaque mutuelle ayant ses propres conditions, il est conseillé de contacter votre complémentaire santé pour connaître le montant et les modalités exactes de remboursement. Certaines peuvent demander une prescription médicale ou un devis préalable avant le début des séances.
